• Les animaux,  Uncategorized

    Les animaux: toute une histoire !

    Les animaux : c’est un thème privilégié à travailler avec les enfants parce qu’ils adorent ça, que leur univers en est peuplé (livres, dessins animés, histoire..), les supports sont donc innombrables.

    C’est aussi un thème tellement large qu’on peut s’en servir pour travailler beaucoup de notions autres que le simple noms des animaux: le lexique du corps, de la description, des couleurs, des lieux, de l’alimentation, des actions,….

    Voilà pourquoi on est resté dessus un moment avec mes classes et voilà ce qu’on a travaillé (attention montagne de matériel!)

    • Le nom des animaux et la localisation.

    Grâce à ces images (une simple et une plus complexe) on a revu ou appris le nom de nombreux animaux et la localisation grâce à des devinettes: « Où est le chat bleu? » ou à l’inverse « Je vois un animal derrière le chat bleu, qu’est ce que c’est? » Devinettes que se posent les élèves entre eux.

    • Les parties du corps des animaux.

    J’ai réutilisé des images que j’avais dessinées pour un petit dictionnaire l’année dernière ICI en version flashcard pour travailler la mémorisation des ces mots nouveaux utilisés avec avoir.

     Le fichier des flashcards est à  télécharger en PDF Ici Caractéristiques Animaux Flashcards

    Et le petit dico créé l’année dernière Dico animaux caractéristiques

    (il y a quelques différences, on n’a pas utilisé exactement le même vocabulaire)

    • Des images pour travailler la description

    PDF ici Images d’animaux pour la description

    • Le même principe de flashcards pour apprendre  vocabulaire des habitats des animaux

     En PDF à télécharger ici : Habitats Animaux Flashcards

     

    • Des images d’habitats pour reparler de « qui vit où? »

    A télécharger en PDF Ici Images des habitats 

     

     A suivre…..

  • Films,  Production orale,  Uncategorized

    Mariza, l’âne têtu

    Voilà une nouvelle petite vidéo très sympathique, sans parole pour faire parler les enfants (et les grands)

    J’ai personnellement divisé ma séance en 2 partie:

    • J’ai présenté le vocabulaire (6 nouveaux noms et une dizaine de verbes déjà connus des enfants) puis je leur ai annoncé qu’on allait regarder une vidéo qui comprenait tous ces mots. A eux d’imaginer ce qui allait se passer, d’associer les flashcards pour créer des phrases. A chaque que leur hypothèse tombait juste ils gagnaient un point. La motivation suprême. ils ont donc brassé et rebrassé ce vocabulaire pendant 40 minutes en s’amusant (toutes les hypothèses étaient bonnes: un poisson saute sur l’âne, un âne tombe dans le panier, ….)
    • Puis je leur ai effectivement montré la vidéo et nous avons donc raconté, pas à pas ce qu’il s’y passait.

    Les flashcards, une fiche vocabulaire et un exemple de productions de mes élèves en PDF ici : Mariza

    Mise à jour Mars 2017: 

    J’ai réutilisé cette vidéo que j’affectionne tant et j’en ai profité pour introduire les verbes en -ER et leur conjugaison au présent.

    On a sorti en vrac une trentaine de flashcards de verbes qu’on connait déjà et on les as triées dans des colonnes -ER, IR, RE. Ils connaissent souvent l’infinitif parce qu’on a commencé il y a peu les structures : je veux+inf , je vais+inf, j’aime+INF. Ca nous a permis de réaliser qu’on connaissait surtout des verbes en -ER et ça tombe bien ce sont les plus simples. Après, une introduction à la règle de conjugaison chaque élève a choisi une carte d’un verbe en -ER et l’a conjugué oralement. On a ainsi bien insisté sur la prononciation qui ne change que pour « nous » et « vous »

    Vous trouverez ici 2 exercices de conjugaison du présent des verbes en -ER basés sur la vidéo, une dictée dessin pour les plus rapides et surtout une bataille navale à jouer à 2 que mes élèves ont adorés. Je précise qu’on avait déjà joué à la bataille navale classique (avec des grilles numérotées 1,2,3…. A,B,C….) ce qui leur a facilité la compréhension de cette version. J’ajoute que les verbes être, avoir et aller sont affichés dans la classe avec leur conjugaison. Pour les duo les plus forts de la classe, à la moindre erreur de conjugaison ils devaient passer la main à leur adversaire. A vous d’adapter les règles: faire des équipes de 2 contre 2, jouer la moitié de la classe contre l’autre moitié,….

    Voici les PDF à téléchargerBataille navale Mariza et  Exercices MARIZA

    Libre à vous d’exploiter évidemment ce matériel et cette vidéo à votre guise.

    Bon cours!

  • Production orale,  Uncategorized

    Jeu pour être et avoir

    • Etre+ description et nationalité

    Chose promise, chose due.

    Je vous ai parlé d’un jeu oral qui permet de travailler activement les utilisations du verbe être tels que présenté ici : avec les adjectifs gros/grand/petit/content/triste/fâché. Nous avons aussi travaillé les 2 adjectifs de nationalité français et turc
    Il s’agit d’un jeu sur le modèle de qui est-ce.

    Nous avons travaillé la description de chaque image séparément, sans les symboles, puis avec les symboles et les nationalités (j’avais collé un petit drapeau sur chaque image, ils ne sont pas visibles sur le pdf pour que chaque puisse mettre les drapeaux qui l’intéresse en fonction de son propre contexte d’enseignement).

    Puis nous avons mis les tables en rond et j’ai collé une image devant chaque enfant, sans qu’il ne la voit et le but du jeu est qu’il découvre « qui il est » en posant des questions à ses camarades qui, eux, voient son personnage.

    Il a les étiquettes de tous les personnages à sa disposition et il les élimine au fur et à mesure de ses questions pour ne se retrouver qu’avec un personnage à la fin. Le bon ! (on espère)

    Mozaique_01

    Exemple :   Je suis grand?  -> Non tu n’es pas grand    (et hop on enlève toutes les étiquettes qui ont le symbole grand)

    Tous les documents en PDF: Grandes affiches sans symboles (description d’image), petites affiches avec les symboles (à coller sur la table devant l’élève) et petites étiquettes pour les enfants à télécharger ici : Jeu qui est ETRE

    J’ai malheureusement effacé par erreur toutes les photos et vidéos que j’avais prise pour illustrer la mise en place mais heureusement….. nous avons ensuite travaillé exactement de la même façon pour les expressions avec le verbe avoir: avoir + peur/chaud/froid/chaud/faim/soif/mal

    • Avoir + sentiments

    Nous avons donc repris  la même démarche qu’avec le verbe être: flashcards, mimes, devinettes, dés … pendant 4 périodes (de 40 minutes) pour brasser ces expressions au maximum, avec les sujets je/tu/il/elle/on.

    Le dé : Dice

    Puis même présentations d’affiches avec et sans les symboles pour décrire les personnages en utilisant ces expressions et même jeu avec cette fois des photos et une vidéo pour comprendre comment ça se passe en situation! Héhé! En direct de ma classe donc.

    Voici les personnages à décrire . Il est bien moins facile de trouver des images pour illustrer la soif que pour illustrer la tristesse! Soyez donc indulgents 🙂

    New Document_01

    POur les besoins du jeu nous avons rajouté les éléments suivants: avoir les cheveux bruns / roux/ blancs, avoir une barbe / une moustache / un chapeau / un collier / un noeud (vocabulaire connu des enfants puisque travaillé précédemment ici )

    La disposition

    Tous les documents du jeu avec AVOIR à télécharger ici en PDF : Jeu AVOIR

    La vidéo est à venir ….

  • Production orale,  Uncategorized

    Comment travailler avec des « flashcards ». Exemple: être+adjectifs

    Il est tentant, en tant que prof, de croire qu’on a »fait le job » quand on a introduit le nouveau vocabulaire, qu’on l’a répété, fait répéter et réutiliser quelques fois. Le problème c’est qu’à croire que c’est suffisant on va s’agacer quand on fera inévitablement face à des élèves qui ne s’en souviennent toujours pas. « Mais ça fait 10 fois qu’on le répète!!! », « Mais on vient juste de le dire! » « MAIS heuuuuuu! »  » Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » « Ils comprennent rien ces patates…! »

    Détresse de l’élève et du prof.

    La mémoire est quelque chose de délicat à comprendre et son fonctionnement diffère selon les individus. Oui, certains de mes élèves vont avoir retenu le mot nouveau après l’avoir entendu, répété et utilisé une petite poignée de fois. Pendant ce temps, généralement, le reste de la classe ne l’aura toujours pas retenu. Ce mot sera dans une petite case du cerveau notée: ce mot ne m’est pas inconnu, oui je l’ai entendu et même prononcé mais….. que veut-il dire……? Dans une petite case qui s’appelle: « Je sais mais j’ai oublié ». Case tout à fait banale mais à visée provisoire !

    J’ai entendu dire au cours d’une formation qu’il fallait une récurrence moyenne de 20 fois, de 20 façons différentes pour qu’un mot soit acquis.

    Si je me souviens de mes lointains cours théoriques de pédagogie il y a 3 vecteurs principaux de mémorisation : la vue, l’ouïe, et le toucher (ou le fait de « faire », le geste, l’action….)

    Tout prof va, a priori, utiliser naturellement le support auditif: je parle, vous entendez/répétez. C’est la base. Mais c’est très  insuffisant pour la plupart des élèves.

    Un public ado ou adulte qui a déjà des réflexes de travail individuel pourra compléter en travaillant à la maison.

    Quand on enseigne à des enfants on ne peut pas vraiment compter sur ce travail individuel.  Tout doit se faire en classe. Si nos élèves n’ont pas acquis tel vocabulaire ou telle notion c’est à nous de revenir dessus et de faire en sorte que cette acquisition se fasse, en classe et pour toute le monde.

    C’est en ayant ce principe en tête que j’essaie autant que possible d’utiliser les 2 autres supports de mémorisation dans mes cours: le geste qui accompagne le mot (j’ai une foi inébranlable en la force de la mémoire kinesthésique) (pour une fois que je connais le terme théorique….!) et les flashcards (ayant moi-même un profil essentiellement visuel). Ainsi chaque profil d’apprenant peut y trouver son compte et la variété des approches profite à tous.

    C’est pour ça que vous trouvez sur ce blog beaucoup d’ images qui vont servir de support visuel aux apprenants. Ayant épuisé mes souvenirs théoriques sur le sujet je m’en vais à présent vous raconter de façon plus pratique comment je les utilise en classe avec l’exemple le plus récent que j’ai : le verbe être et les adjectif.

    Je travaille avec des enfants de langue maternelle turque. Hors en turc le verbe être n’existe pas vraiment. Il peut être occulté. Ou bien, on rajoute un suffixe pour spécifier la personne à la fin du nom ou de l’adjectif. Pareil pour le verbe avoir. Ces 2 verbes sont donc très difficiles à comprendre, appréhender, et utiliser pour mes élèves. D’où ce travail approfondi qui va se poursuivre toute l’année.

    Et voici les flashcards en question

    ( dans l’ordre content/amoureux/fatigué /fort /grand / gros /malade / faché / petit /triste)

    • Découverte des mots avec les flashcards

    La plupart sont connus mais pas tous. Pour les nouveaux mots je lie le geste à la parole (on dit  » amoureux »avec une petite voix et en faisant un coeur avec la main, on dit « fort » d’une voix décidée et en montrant ses muscles!!, « gros » se différencie de « grand » par le son O qui d’ailleurs a la même forme que le personnage, on le remarque on mime ce grOs ventre et on rigole…). Je dis le mot, ils le répètent, le miment, et on recommence 2/3 fois. C’est l’occasion de parfaire la prononciation pour ne pas installer de mauvais réflexes. Ici je ne travaille QUE sur l’adjectif. Pas encore sur la structure de phrase avec être.

    • Jeux de mémorisation visuelle: le mot.En 2 étapes.
    1. La première étape consiste à associer la bonne image au mot que le prof dit. En général, j’affiche quelques cartes au tableau et il va falloir montrer la bonne. D’abord individuellement, puis comme une petite compétition entre 2 élèves. Je dis « fatigué » et le premier qui montre la carte ou l’attrape gagne, etc….Ceci peut être complété par un jeu de mime, un jackadi, … tout ce qui peut « installer le mot, entendu, dans le corps »
    2. Pour la deuxième étape, c’est à l’élève de dire le mot quand je montre l’image. Il y a différentes façon de rendre cette étape ludique, compter les points encore une fois, montrer les cartes de plus en plus vite, le montrer en un éclair de sorte à ce qu’ils n’aient que le temps de deviner l’image, les cacher derrière son dos et « surprise!!, une carte!! ».… A vous de trouver les vôtres, je suis preneuse, d’ailleurs, de toute nouvelle idée!! Là encore le mime complète la mémorisation, je mime, ils disent le mot … seuls, tous ensemble, sous forme de compétition (celui qui se trompe s’assoit jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un)
    • Le mime : la phrase.

    Assez de mots, il temps de passer à l’action. Et à la phrase.

    Un enfant va venir près de moi, je lui montre discrètement une flashcard et il va la mimer, celui qui fera la bonne phrase « Il est fatigué » pourra à son tour venir mimer. C’est l’occasion de revoir une fois toutes les cartes et d’expliquer les variations éventuelles au féminin (grand/grande). Mon objectif n’est pas le masculin/féminin donc je n’insiste pas plus que ça mais je les corrige rapidement quand ils se trompent au cours du jeu. Et finalement pour la majorité des élèves ça suffira pour qu’ils y fassent attention.

    Puis je vais me « retirer » symboliquement du cours puisque chaque élève qui va venir mimer va choisir lui-même, SANS FLASHCARD, ce qu’il veut mimer. L’intérêt est double : ils font l’effort de se souvenir des cartes et donc des adjectifs qu’on utilise avec le verbe être. Et puis, le jeu se faisant sans moi, ils vont utiliser, en situation, le « tu » et le « je ». Avec le geste. Je leur demande de pointer le doigt vers eux quand ils disent « je » et vers leur ami pour le « tu ». L’enfant qui mime choisit celui qui va répondre. Je ne suis plus là que pour les petites corrections. Ce retrait de l’enseignant me semble essentiel, il renforce le naturel de l’échange entre les élèves.

    Exemple: « Tu es triste? », l’élève qui mime répond « Oui, je suis triste »

    On introduit la réponse négative: « Non, je ne suis pas triste ». Ce jeu de mime est drôle et les enfant participent parce qu’ils veulent à leur tour l’occasion de bouger et de « faire du théâtre ».

    Rien n’empêche cependant le prof d’entrer dans le jeu du « théâtre » et d’en faire des caisses pour faire rire tout le monde et ainsi remotiver les élèves qui restent un peu passifs.

    • L’étiquette dans le dos

    Avec un gros trombone on accroche une flashcard dans le dos d’un élève qui ne la voit pas. A lui de trouver ce que c’est en posant des questions : « Je suis malade? » -> réponse affirmative OU négative de la part du groupe classe. J’aime bien de temps en temps passer aux réponses collectives: certains enfants timides vont préférer ça et aimer parler uniquement dans ces moments là.

    • Les dés

    J’ai utilisé des images qui représente les pronoms personnels : JE, TU, IL, ELLE, ON que nous avons rapidement travaillé (toujours avec la gestuelle)

    Puis on a joué avec ces 2 dés que j’ai créés et imprimés en A4

    C’était la première fois que j’utilisais des dés pour travailler la structure de phrase/conjugaison et c’est génial. Je le referai régulièrement.

    Encore une fois on exploite le ras-le-bol des enfants à être assis et leur motivation toute naturelle pour tout ce qui va les faire se lever de leur chaise. C’est tout bête mais ils vont adorer venir au centre du cercle et jeter ces dés. Ils vont même parfois en faire des caisses, inventer de nouveaux lancés de dés: les 2 en même temps, le plus haut possible, avec un petit saut de danse. Peu m’importe. Puisqu’au final ils conjuguent en n’oublient plus d’utiliser le verbe être.

    Pour corser un peu le tout après quelques tours de dés on va en demander plus. On va travailler sur la question « pourquoi? »

    Enfant1 : Lancer de dés:« Je suis fatigué. »

    Enfant2 (choisi par enfant 1): « POurquoi tu es fatigué? » (Oui, non on n’inverse pas encore le sujet.)

    L’enfant1 a toute la liberté de répondre ce qu’il veut et s’il le veut de faire rigoler ses camarades.

    Encore une fois l’enseignant s’efface au maximum de l’échange et quelle satisfaction de voir que nos élèves ont « une conversation » entre eux et en français. L’échange n’est pas complètement naturel mais il pourrait l’être.

    Voilà un exemple assez représentatif de ma pratique de classe avec les images comme support de mémorisation et de production orale.

    Voici les images en questions et les dés et à vrai dire, vous pouvez bien en faire ce que vous voulez 🙂 Télécharger le PDF ICI Etre + adjectif

    A venir, une activité ludique autour d’être et ces mêmes adjectifs qui a, autant le dire, cartonné! Et bien sûr la suite logique: le verbe avoir qui va être sensiblement travaillé de la même façon.

  • La famille,  Production orale,  Uncategorized

    Jouons !

    Pourquoi le jeu ?

    Parce qu’il motive, parce qu’il détend, parce qu’il permet de travailler sans y penser, mais surtout parce qu’il donne une utilité à ce que j’apprends en classe. Si je veux gagner je suis obligé de passer par la langue. Alors soit ! Je parlerai !

    Bien sûr il ne s’agit pas de lancer les règles du jeu et le matériel puis de voir comment les enfants vont miraculeusement utiliser des phrases correctes. Ce serait merveilleux, mais cela n’arrive pas souvent, en tout cas pas dans mes classes.

    J’utilise le plus souvent le jeu en phase de réinvestissement des connaissances. Pour que celui-ci fonctionne et remplisse son rôle de systématisation orale il est nécessaire que le vocabulaire et les structures de phrases à utiliser aient été introduits et travaillés en amont.

    jouePas la peine de se creuser la tête pendant 150 ans, il y a plein plein de jeux exploitables sur internet et dans placards !

    Voici 2 jeux classiques que j’ai utilisés en ce début d’année dans mes classes pour réinvestir des connaissances et permettre aux élèves de les assimiler tout en jouant.

    • Le jeu des 7 familles :

    Le principe : un jeu de cartes avec les membres de 7 familles différentes à recomposer.

    Objectifs langagiers: le vocabulaire de la famille et la structure du verbe avoir aux 2 premières personnes du singulier « Tu as…. ? » « Oui, j’ai… » , « Non je n’ai pas…. »

    On peut évidemment choisir ou ajouter d’autres structures en fonction de son public et de sa progression : « Est-ce que tu as ? » « Je voudrais… » « Je veux  ….»

    Pour ma part, j’ai choisi de travailler sur le verbe avoir parce qu’il pose beaucoup de problème à mes élèves.

    1. Rappel du vocabulaire de la famille à l’aide de dessins au tableau. J’ai également introduit le mot fils, qui n’était pas connu. Le dessin et le lexique de la famille sont restés au tableau pendant toute la session. Les personnages étaient classés par garçon/fille avec l’article correspondant écrit en gros, en gras parce que LA grand-père…. j’en ai un peu ma claque 🙂
    2. Présentation de 2 familles au hasard puis familiarisation avec la structure « avoir » Chaque enfant avait une seule carte et devait en trouver une autre. Il pouvait demander à autant de camarades qu’il le souhaitait jusqu’à ce qu’il la trouve. Il pouvait alors la prendre. Joie !

    La structure demandée était : « Tu as le fils canard ? » (« Dans la famille canard, tu as le fils ? » s’étant avéré trop difficile,  j’ai simplifié).  Je demandais qu’ils pointent du doigt le camarade à qui ils posaient la question en même temps qu’ils prononçaient le « TU ». En effet, ils confondent allégrement les pronoms personnels et je crois dur comme fer à la mémoire kinésique. A force, le « JE » (doigt sur ma poitrine) et le « TU » (doigt vers la personne concernée) deviennent de plus en plus naturels. Alors oui, montrer du doigt, c’est mal,….. mais pas toujours !

    Ces 2 étapes ont duré une séance de 40 minutes.Pour la deuxième séance de 40 minutes nous avons joué, à proprement parler.

    Je n’avais pas de pioche et je n’ai distribué que 3 ou 4 familles à mon groupe de 10/12 élèves, c’était bien suffisant pour qu’ils ne se mélangent pas trop les pinceaux. Ils se sont installés en rond et après leur avoir expliqué les nouvelles règles : « Vous devez retrouver toutes les cartes d’une même famille, vous avez 2 chances, à la troisième vous passez la main, et si vous trouvez la carte en moins de 3 essais vous pouvez chercher une nouvelle carte » ils ont joué. Le lexique était resté au tableau, je ne les interrompais que quand ils se trompaient d’article ou faisaient une erreur dans la structure et voilà comment j’ai passé une heure pépère à les observer jouer en français.

    Ce jeu est un grand succès au point que la plupart de mes classes ont souhaité y rejouer plusieurs fois par la suite. Et qui plus est, il remplit parfaitement son rôle de systématisation orale.

    Pour ma part j’ai téléchargé ce jeu là mais il est aussi possible (et sympa) de faire créer directement le jeu aux élèves qui se feront un plaisir de trouver et dessiner des familles originales et rigolotes.

    7 familles_intro

    • Le jeu des 7 différences (ou plus)

    Le principe : un jeu d’observation avec 2 images très similaires mais avec des différences à retrouver.

    Objectifs langagiers : révision du lexique de la famille, la description d’un paysage (« le soleil est jaune ») et la localisation  (« il y a 1 papillon rose sur la fille »), la description de personnages (« la mère est blonde, elle porte une robe rose »), et la négation de tout ça. PAF. Rien que ça.

    Je vous rassure, rien de tout ça n’est nouveau pour mes élèves. Toutes ces notions ont été travaillées il s’agit maintenant de les utiliser et de les assimiler par l’oral.

    1. Première séance : je ne montre qu’une image et je la fais décrire de façon exhaustive par les élèves en posant des questions.Image à décrire

    « Il y a qui ? » « Qui est côté de qui ? » «  Qu’est ce qu’il y a ? » « Il y a combien de nuages ? » « Il y a 1 nuage sur qui ? à côté de quoi ? de quelle couleur…. ? » « Qu’est ce qu’elle porte ? » « Qu’est ce qu’elle a ? » Qui a des lunettes et qui n’en a pas ? »….

    Je note/schématise au fur et à mesure sur le côté du tableau les structures utilisées en y faisant référence dès qu’il y a une erreur.

    La difficulté majeure étant le mélimélo de « il y a / est / a »

    Deuxième séance je mets les 2 images côte à côte et je leur demande de formuler les erreurs de cette façon : « Ici, [phrase] mais là…. [phrase] »

    jeu-7-differences

    Les structures sont  restées notées sur le côté du tableau afin qu’ils s’y réfèrent si nécessaire où que je leur montrer quand ils font des erreurs.

    Et c’est parti pour une nouvelle séance où j’écoute mes élèves jouer en utilisant le français du début à la fin, impatients qu’ils sont de démontrer leur talent d’observation. Joie des élèves, bonheur de la prof !

    J’ai utilisé ces images trouvées sur internet (auteur inconnu) que j’ai modifiées  pour y ajouter davantage de différences mais encore une fois il est possible de faire créer ces jeux directement par les élèves si vous en avez la possibilité et le temps. Ils créent une image, pleine de détails, que vous récupérez, scannez et modifiez pour leur en présenter une variante qui les amusera d’autant plus qu’ils sont l’auteur de la version originale.

    A vous de jouer !