La ptite ecole du FLE

  • Conseils Pédagogiques

    J’adore le poulpe

    Une vidéo! Une vidéo!

    Je le sais, vous le clamez, vous le chantez, les vidéos c’est votre dada à tous et aujourd’hui c’est un peu Noël avant l’heure puisque je vous en propose une petite, clé en main évidemment.

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    Elle est toute mimi et ça fait déjà quelques années que je l’utilise en classe et c’est un plaisir à chaque fois renouvelé.

    Exploiter une vidéo: la démarche pour travailler la syntaxe

    J’ai toujours un peu la même démarche avec les vidéos courtes et sans dialogue :

    1. J’annonce qu’on va regarder une petite vidéo. Joie dans la classe. Quelques pleurs de bonheur. L’émotion est palpable.

    2. Et là, PAF, je casse l’ambiance et annonce qu’on ne va pas la regarder de suite. EnOOOrme déception dans l’audience.

    3. Introduction du vocabulaire de la vidéo. D’abord le connu, avec les flashcards, on les révise. Puis les quelques mots nouveaux, Entre 6 et 8 max. On répète pour mémoriser et prononcer correctement. C’est pas le moment le plus marrant, même si on essaie de rigoler un peu en mimant, modulant la voix, il faut bien avouer que les enfants s’attendaient à mieux.

    3 bis. Pour cette vidéo,j’ai fait écouter la bande son de la vidéo.

    4. Du coup pour retrouver un entrain j’annonce un jeu. Rien de tel qu’un peu de compétition pour retrouver la motivation. Il s’agit donc à partir de toutes les flashcards de la vidéo, et de la bande son, de créer des phrases et de deviner l’histoire. A chaque hypothèse correcte je donne à l’enfant un bon point / une étoile sur la main / un sticker / un bravo et croyez-le ou pas, ça marche mieux (presque) que des carambars. Les propositions farfelues et rigolotes gagnent quant à elle toute mon approbation.

    5. Enfin quand on suffisamment brassé le vocabulaire et qu’on a réussi à deviner à peu près l’histoire le grand moment arrive. On tire les rideaux, on attend le silence et on regarde cette vidéo qu’on a déjà un peu l’impression de connaître.

    La récompense

    Important ! Je ne gâche pas la récompense en interrompant la vidéo toutes les 2 secondes pour vérifier les hypothèses, faire décrire… Non ce moment là il est sacré. On laisse nos ptits apprenants apprécier ce moment tant attendu et mérité.

    A force, je connais la vidéo par coeur, je me contente, moi, de regarder les réactions sur le visages des élèves qui eux, se régalent.

    Si on a le temps on pourra refaire raconter l’histoire lors d’un 2ème voire s’ils le demandent (et ils le demandent!) un 3ème visionnage.

    Les documents à télécharger

    Voici pour les flashcards en PDF  Oktapodi Flashcards

     Et quelques petits exercices Oktapodi

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    LIEN : Sur cette même vidéo il y a ici un quiz pour des élèves plus avancés ! 

    Joyeux Noël !

    😉

  • Conseils Pédagogiques,  Idées de Ressources

    Jeu pour être et avoir

    • Etre+ description et nationalité

    Chose promise, chose due.

    Je vous ai parlé d’un jeu oral qui permet de travailler activement les utilisations du verbe être tels que présenté ici : avec les adjectifs gros/grand/petit/content/triste/fâché. Nous avons aussi travaillé les 2 adjectifs de nationalité français et turc
    Il s’agit d’un jeu sur le modèle de qui est-ce.

    Nous avons travaillé la description de chaque image séparément, sans les symboles, puis avec les symboles et les nationalités (j’avais collé un petit drapeau sur chaque image, ils ne sont pas visibles sur le pdf pour que chaque puisse mettre les drapeaux qui l’intéresse en fonction de son propre contexte d’enseignement).

    Puis nous avons mis les tables en rond et j’ai collé une image devant chaque enfant, sans qu’il ne la voit et le but du jeu est qu’il découvre « qui il est » en posant des questions à ses camarades qui, eux, voient son personnage.

    Il a les étiquettes de tous les personnages à sa disposition et il les élimine au fur et à mesure de ses questions pour ne se retrouver qu’avec un personnage à la fin. Le bon ! (on espère)

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    Exemple :   Je suis grand?  -> Non tu n’es pas grand    (et hop on enlève toutes les étiquettes qui ont le symbole grand)

    Tous les documents en PDF: Grandes affiches sans symboles (description d’image), petites affiches avec les symboles (à coller sur la table devant l’élève) et petites étiquettes pour les enfants à télécharger ici : Jeu qui est ETRE

    J’ai malheureusement effacé par erreur toutes les photos et vidéos que j’avais prise pour illustrer la mise en place mais heureusement….. nous avons ensuite travaillé exactement de la même façon pour les expressions avec le verbe avoir: avoir + peur/chaud/froid/chaud/faim/soif/mal

    • Avoir + sentiments

    Nous avons donc repris  la même démarche qu’avec le verbe être: flashcards, mimes, devinettes, dés … pendant 4 périodes (de 40 minutes) pour brasser ces expressions au maximum, avec les sujets je/tu/il/elle/on.

    Le dé : Dice

    Puis même présentations d’affiches avec et sans les symboles pour décrire les personnages en utilisant ces expressions et même jeu avec cette fois des photos et une vidéo pour comprendre comment ça se passe en situation! Héhé! En direct de ma classe donc.

    Voici les personnages à décrire . Il est bien moins facile de trouver des images pour illustrer la soif que pour illustrer la tristesse! Soyez donc indulgents 🙂

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    POur les besoins du jeu nous avons rajouté les éléments suivants: avoir les cheveux bruns / roux/ blancs, avoir une barbe / une moustache / un chapeau / un collier / un noeud (vocabulaire connu des enfants puisque travaillé précédemment ici )

    La disposition

    Tous les documents du jeu avec AVOIR à télécharger ici en PDF : Jeu AVOIR

  • Conseils Pédagogiques

    Comment travailler avec des “flashcards”. Exemple: être+adjectifs

    Il est tentant, en tant que prof, de croire qu’on a”fait le job” quand on a introduit le nouveau vocabulaire, qu’on l’a répété, fait répéter et réutiliser quelques fois. Le problème c’est qu’à croire que c’est suffisant on va s’agacer quand on fera inévitablement face à des élèves qui ne s’en souviennent toujours pas. “Mais ça fait 10 fois qu’on le répète!!!”, “Mais on vient juste de le dire!” “MAIS heuuuuuu!” ” Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii” “Ils comprennent rien ces patates…!”

    Détresse de l’élève et du prof.

    La mémoire est quelque chose de délicat à comprendre et son fonctionnement diffère selon les individus. Oui, certains de mes élèves vont avoir retenu le mot nouveau après l’avoir entendu, répété et utilisé une petite poignée de fois. Pendant ce temps, généralement, le reste de la classe ne l’aura toujours pas retenu. Ce mot sera dans une petite case du cerveau notée: ce mot ne m’est pas inconnu, oui je l’ai entendu et même prononcé mais….. que veut-il dire……? Dans une petite case qui s’appelle: “Je sais mais j’ai oublié”. Case tout à fait banale mais à visée provisoire !

    J’ai entendu dire au cours d’une formation qu’il fallait une récurrence moyenne de 20 fois, de 20 façons différentes pour qu’un mot soit acquis.

    Si je me souviens de mes lointains cours théoriques de pédagogie il y a 3 vecteurs principaux de mémorisation : la vue, l’ouïe, et le toucher (ou le fait de “faire”, le geste, l’action….)

    Tout prof va, a priori, utiliser naturellement le support auditif: je parle, vous entendez/répétez. C’est la base. Mais c’est très  insuffisant pour la plupart des élèves.

    Un public ado ou adulte qui a déjà des réflexes de travail individuel pourra compléter en travaillant à la maison.

    Quand on enseigne à des enfants on ne peut pas vraiment compter sur ce travail individuel.  Tout doit se faire en classe. Si nos élèves n’ont pas acquis tel vocabulaire ou telle notion c’est à nous de revenir dessus et de faire en sorte que cette acquisition se fasse, en classe et pour toute le monde.

    C’est en ayant ce principe en tête que j’essaie autant que possible d’utiliser les 2 autres supports de mémorisation dans mes cours: le geste qui accompagne le mot (j’ai une foi inébranlable en la force de la mémoire kinesthésique) (pour une fois que je connais le terme théorique….!) et les flashcards (ayant moi-même un profil essentiellement visuel). Ainsi chaque profil d’apprenant peut y trouver son compte et la variété des approches profite à tous.

    C’est pour ça que vous trouvez sur ce blog beaucoup d’ images qui vont servir de support visuel aux apprenants. Ayant épuisé mes souvenirs théoriques sur le sujet je m’en vais à présent vous raconter de façon plus pratique comment je les utilise en classe avec l’exemple le plus récent que j’ai : le verbe être et les adjectif.

    Je travaille avec des enfants de langue maternelle turque. Hors en turc le verbe être n’existe pas vraiment. Il peut être occulté. Ou bien, on rajoute un suffixe pour spécifier la personne à la fin du nom ou de l’adjectif. Pareil pour le verbe avoir. Ces 2 verbes sont donc très difficiles à comprendre, appréhender, et utiliser pour mes élèves. D’où ce travail approfondi qui va se poursuivre toute l’année.

    Et voici les flashcards en question

    ( dans l’ordre content/amoureux/fatigué /fort /grand / gros /malade / faché / petit /triste)

    • Découverte des mots avec les flashcards

    La plupart sont connus mais pas tous. Pour les nouveaux mots je lie le geste à la parole (on dit ” amoureux”avec une petite voix et en faisant un coeur avec la main, on dit “fort” d’une voix décidée et en montrant ses muscles!!, “gros” se différencie de “grand” par le son O qui d’ailleurs a la même forme que le personnage, on le remarque on mime ce grOs ventre et on rigole…). Je dis le mot, ils le répètent, le miment, et on recommence 2/3 fois. C’est l’occasion de parfaire la prononciation pour ne pas installer de mauvais réflexes. Ici je ne travaille QUE sur l’adjectif. Pas encore sur la structure de phrase avec être.

    • Jeux de mémorisation visuelle: le mot.En 2 étapes.
    1. La première étape consiste à associer la bonne image au mot que le prof dit. En général, j’affiche quelques cartes au tableau et il va falloir montrer la bonne. D’abord individuellement, puis comme une petite compétition entre 2 élèves. Je dis “fatigué” et le premier qui montre la carte ou l’attrape gagne, etc….Ceci peut être complété par un jeu de mime, un jackadi, … tout ce qui peut “installer le mot, entendu, dans le corps”
    2. Pour la deuxième étape, c’est à l’élève de dire le mot quand je montre l’image. Il y a différentes façon de rendre cette étape ludique, compter les points encore une fois, montrer les cartes de plus en plus vite, le montrer en un éclair de sorte à ce qu’ils n’aient que le temps de deviner l’image, les cacher derrière son dos et “surprise!!, une carte!!”.… A vous de trouver les vôtres, je suis preneuse, d’ailleurs, de toute nouvelle idée!! Là encore le mime complète la mémorisation, je mime, ils disent le mot … seuls, tous ensemble, sous forme de compétition (celui qui se trompe s’assoit jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un)
    • Le mime : la phrase.

    Assez de mots, il temps de passer à l’action. Et à la phrase.

    Un enfant va venir près de moi, je lui montre discrètement une flashcard et il va la mimer, celui qui fera la bonne phrase “Il est fatigué” pourra à son tour venir mimer. C’est l’occasion de revoir une fois toutes les cartes et d’expliquer les variations éventuelles au féminin (grand/grande). Mon objectif n’est pas le masculin/féminin donc je n’insiste pas plus que ça mais je les corrige rapidement quand ils se trompent au cours du jeu. Et finalement pour la majorité des élèves ça suffira pour qu’ils y fassent attention.

    Puis je vais me “retirer” symboliquement du cours puisque chaque élève qui va venir mimer va choisir lui-même, SANS FLASHCARD, ce qu’il veut mimer. L’intérêt est double : ils font l’effort de se souvenir des cartes et donc des adjectifs qu’on utilise avec le verbe être. Et puis, le jeu se faisant sans moi, ils vont utiliser, en situation, le “tu” et le “je”. Avec le geste. Je leur demande de pointer le doigt vers eux quand ils disent “je” et vers leur ami pour le “tu”. L’enfant qui mime choisit celui qui va répondre. Je ne suis plus là que pour les petites corrections. Ce retrait de l’enseignant me semble essentiel, il renforce le naturel de l’échange entre les élèves.

    Exemple: “Tu es triste?”, l’élève qui mime répond “Oui, je suis triste”

    On introduit la réponse négative: “Non, je ne suis pas triste”. Ce jeu de mime est drôle et les enfant participent parce qu’ils veulent à leur tour l’occasion de bouger et de “faire du théâtre”.

    Rien n’empêche cependant le prof d’entrer dans le jeu du “théâtre” et d’en faire des caisses pour faire rire tout le monde et ainsi remotiver les élèves qui restent un peu passifs.

    • L’étiquette dans le dos

    Avec un gros trombone on accroche une flashcard dans le dos d’un élève qui ne la voit pas. A lui de trouver ce que c’est en posant des questions : “Je suis malade?” -> réponse affirmative OU négative de la part du groupe classe. J’aime bien de temps en temps passer aux réponses collectives: certains enfants timides vont préférer ça et aimer parler uniquement dans ces moments là.

    • Les dés

    J’ai utilisé des images qui représente les pronoms personnels : JE, TU, IL, ELLE, ON que nous avons rapidement travaillé (toujours avec la gestuelle)

    Puis on a joué avec ces 2 dés que j’ai créés et imprimés en A4

    C’était la première fois que j’utilisais des dés pour travailler la structure de phrase/conjugaison et c’est génial. Je le referai régulièrement.

    Encore une fois on exploite le ras-le-bol des enfants à être assis et leur motivation toute naturelle pour tout ce qui va les faire se lever de leur chaise. C’est tout bête mais ils vont adorer venir au centre du cercle et jeter ces dés. Ils vont même parfois en faire des caisses, inventer de nouveaux lancés de dés: les 2 en même temps, le plus haut possible, avec un petit saut de danse. Peu m’importe. Puisqu’au final ils conjuguent en n’oublient plus d’utiliser le verbe être.

    Pour corser un peu le tout après quelques tours de dés on va en demander plus. On va travailler sur la question “pourquoi?”

    Enfant1 : Lancer de dés:“Je suis fatigué.”

    Enfant2 (choisi par enfant 1): “POurquoi tu es fatigué?” (Oui, non on n’inverse pas encore le sujet.)

    L’enfant1 a toute la liberté de répondre ce qu’il veut et s’il le veut de faire rigoler ses camarades.

    Encore une fois l’enseignant s’efface au maximum de l’échange et quelle satisfaction de voir que nos élèves ont “une conversation” entre eux et en français. L’échange n’est pas complètement naturel mais il pourrait l’être.

    Voilà un exemple assez représentatif de ma pratique de classe avec les images comme support de mémorisation et de production orale.

    Voici les images en questions et les dés et à vrai dire, vous pouvez bien en faire ce que vous voulez 🙂 Télécharger le PDF ICI Etre + adjectif

    A venir, une activité ludique autour d’être et ces mêmes adjectifs qui a, autant le dire, cartonné! Et bien sûr la suite logique: le verbe avoir qui va être sensiblement travaillé de la même façon.

  • Conseils Pédagogiques,  Idées de Ressources

    Les activités quotidiennes

    On utilise en général les “flashcards” pour retenir du lexique, des objets, plus rarement pour des actions. Hors ce sont justement les verbes que mes élèves retiennent le moins bien.

    Je créé donc systématiquement une flashcard pour chaque verbe que je veux qu’ils retiennent. Je crois que le fait le pouvoir les visualiser aide à la mémorisation.

    Et puis ça me permet à moi, en tant que prof de

    1. ne pas oublier de les retravailler régulièrement, c’est un peu mon corpus de référence qui s’étoffe au fur et à mesure de l’année

    2. d’avoir un support visuel à utiliser au tableau.

    Bref mes flashcards actions me sont tout autant indispensables que les autres.

    Elles peuvent ne pas vous sembler toujours très claires mais c’est le consensus qui est créé dans la classe autour du sens qui est important. Les élèves finissent très vite par les connaitre et y associent automatiquement l’action qui a été apprise en même temps.

    Important également : le code couleur. Il est mis en place au niveau 1 : sujet en bleu, verbe en rouge et le reste en vert. Au niveau 3 je ne garde plus que le rouge pour le verbe mais je le fais et le fais faire automatiquement dans toute production écrite. C’est essentiel pour mes apprenants qui, dans leur langue maternelle, placent le verbe en fin de phrase, voir n’en mettent pas du tout. Nous n’utilisons pas ou très peu de métalangage (verbe, sujet…) en primaire, ce code couleur aide donc les élèves à comprendre et fixer la structure de la phrase, à ne pas oublier le verbe et à le placer correctement.

    Mes flascards actions sont elles aussi en rouge et encadrées en rouge afin de bien installer la fonction de ce mot: dans l’idée, l’élève se dit “Je me souviens de l’image, elle était rouge, c’est donc une action, qui se place après le sujet”.

    Voilà les flascards des activités quotidiennes, il y en aura bien d’autres quand je les aurai  numérisées.

    Et le petit dictionnaireLes activités quotidiennes_09

    Le tout à télécharger ici en PDF :Les activités quotidiennes PDF

    Des albums autour des activités quotidiennes

    Un album que j’aime beaucoup et qui reprend toutes les activités du matin quand on se prépare (se lever, se laver, mettre son manteau, prendre le petit-déjeuner, se brosser les dents…)