• Production orale

    Le « qui est-ce » des hiboux : couleurs/accessoires

    Si les années précédentes j’avais mes propres classes, cette année je ne suis qu’intervenante dans plusieurs classes. Intervenante en production orale uniquement. Ce qui modifie forcément la façon de préparer mes cours.

    J’ai peu de temps dans chaque classe (3 à 4 périodes de 40 minutes) et il faut donc que ces cours soient « productifs » : que les enfants parlent le plus possible.

    Si je pouvais me permettre les autres années d’introduire tranquillement le thème, de faire bricoler, colorier, découper, personnaliser mes supports de production orale par les élèves eux-mêmes tout en écoutant des chansons, (à la belle vie….)  ….  cette année au contraire j’arrive avec mon matériel tout prêt. Et c’est parti !

    Ainsi sur l’idée du jeu de « qui est-ce ? » qui m’est chère ( dérivée ici avec les vêtements, ici avec les monstres) parce qu’elle plait énormément aux enfants et les fait parler, systématiser en jouant des structures importantes j’ai trouvé et utilisé un support très amusant et tout prêt pour réviser les vêtements et les couleurs et pour travailler la structure du verbe avoir (j’ai/je n’ai pas) :

    Ces petits hiboux colorés et accessoirisés sont le travail d’une chouette (haha) illustratrice: Mary Birdy (Clic Blog) qui m’a donné l’autorisation de partager ici mon travail à partir de ses images.

    Mon approche a été divisée en plusieurs étapes/séances :

    1. J’ai / Je n’ai pas de + vocabulaire

    J’ai préparé des cartes avec le vocabulaire qu’on retrouvera sur les animaux. Pour la plupart il était connu des élèves mais cela m’a permis d’introduire les mots qu’ils ne connaissaient pas. Dossier complet_02Dossier complet_01

    Nous les avons découvertes. Puis triées au tableau par colonne : un / une / des.

    Puis j’ai introduit la structure j’ai / je n’ai pas et nous avons joué à se poser des questions (moi d’abord, puis eux entre eux….) avec l’aide du panneau à la vue de tous.

    Vers la fin de la séance, j’enlève cette affiche et pour la plupart, la structure est acquise (pour le moment….)

    2. Il a / Il n’a pas de + description des oiseaux

    Un par un je montre un des oiseaux (ravissement des enfants à chaque fois !) et, avec l’aide des cartes vocabulaires, un enfant pose des questions avec la structure : il a un…? et tous les enfants répondent en coeur : oui, il a un … ou bien:  non, il n’a pas de….

    Et pour finir, on pose la question de la couleur: il est vert? rouge? (avec pour simple réponse oui, ou non pour ne pas qu’ils se mélangent entre être et avoir au négatif, pour l’instant)

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    Bien que répétitive cette activité a beaucoup plu aux enfants pour plusieurs raisons selon moi :

    – la curiosité et le plaisir de découvrir chaque nouvel oiseau et la variété de ceux-là

    – grâce à l’activité précédente, et le fait qu’ils avaient les cartes de vocabulaire à disposition, ils n’étaient pas à court d’inspiration

    – on a eu le temps de faire passer chaque enfant

    – le fait de répéter tous ensemble la réponse a créé un dynamisme et était amusant

    Et voilà les ptits machins fin prêts pour l’activité du qui est qui.

    3. Le grand final: le qui est qui.

    Le grand final, l’aboutissement, Tadaaaa !

    Pour ceux qui connaissent mes précédentes activités du genre, ben c’est pareil. POur les autres, le principe est simple, on affiche tous les oiseaux au tableau. Un enfant sort de la classe, pendant ce temps là, la classe choisit un des oiseaux et l’enfant revient et tente de retrouver l’oiseau en question en posant des questions.

    Exemple: Si l’enfant demande: « Il a des lunettes? »  et que la classe répond « Non il n’a pas de lunettes » il enlève tous les oiseaux à lunettes et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il retrouve l’oiseau choisit, sous les applaudissements de la classe 🙂

    Il y a aussi un raisonnement logique intéressant à travailler à cet âge là (j’enlève ceux qui ont des lunettes ou ceux qui n’en ont pas…. ça n’est pas évident pour tous)

    Tous les documents ici  en PDF: Les oiseaux Dossier complet

  • Album jeunesse

    Le déjeuner des loups

    On a travaillé sur cet album fort sympathique en tout début d’année, raison pour laquelle: le niveau de langue, les notions travaillées, le vocabulaire utilisé et aussi la mise en page de mes exercices sont un peu plus simples que ce que j’ai présenté dans des articles plus récents mais qui correspondaient à des activités de fin d’année.

    Le déjeuner des loups couverture

    J’ai utilisé cet album pour travailler le vocabulaire de la famille en plus du vocabulaire spécifique à l’histoire mais aussi pour introduire la structure infinitive (Une fiche de prep est incluse dans le dossier PDF dans laquelle j’explique comment j’amène la notion de structure infinitive à mes élèves) (évidemment je n’utilise pas le terme de « structure infinitive » avec eux) (jsuis pas folle….) (ils ont 8 ans….)

    • Concernant le vocabulaire et celui de la famille voilà:

    une fiche d’écoute active de l’histoire ( Principe que j’utilise souvent et que j’ai déjà présenté ici )

    Ecoute active de l'histoire_01

    Le petit dictionnaire des mots nouveaux de l’album.Dico le dejeuner des loups_01

    Un texte pour travailler les mots de la famille. J’ai trouvé le document original (mes excuses je ne sais plus où…) quelque part puis ai modifié le texte.Ecoute active de l'histoire_03

    • Pour ce qui est de la structure infinitive, il s’agissait pour moi de codifier une formulation qu’ils ont déjà beaucoup entendu, à l’oral, mais qu’on ne leur a jamais fait utiliser et encore moins comprendre.

    Une fois les verbes nouveaux mémorisés, dans leur forme conjuguée, mémorisés grâce aux flashcards notamment, je faisais précéder ces verbes d’une autre flashcard « rouge » qui représente « aimer » ou « détester » et on a observé les changements que ça induit. Le « code » était que quand il y a 2 « mots rouges » (notre code visuel pour les verbes) le 2ème change.

    Une fois le principe de la forme négative codifié, shématisé et visuellement assimilé (2 cartes rouges): on s’entraine, s’entraine, jusqu’à plus soif. On varie les plaisirs, les flashcards, donc les verbes, on reprend toutes les flashcards d’action qui existent dans notre mémoire (et notre malette de prof) et on touille touille touille jusqu’à ce qu’ils aient une idée un peu plus claire de quand utiliser ces fameux -er ou -ir ou -re en fin de mot.

    Autant vous le dire on va touiller jusqu’en fin d’année, et on va devoir palier à leur impulsion à me mettre dorénavant des infinitifs partout, régressant donc en me faisant des phrases de toute beauté: « le chat manger la souris » et autres fantaisies syntaxiques. C’est donc un travail de longue haleine.

    • Enfin, vu que nous on aime ça les albums, on va s’en servir comme prétexte pour pas mal de choses

    La description, un peu plus tard dans l’année (ahhhh être et avoir : un autre travail sans fin!)
    Ecoute active de l'histoire_05La compréhension des mots interrogatifs

    Ecoute active de l'histoire_02

    Des remises en ordre de phrases

    Ecoute active de l'histoire_04

    Voilà de quoi passer un bon moment avec Maurice, Lucas et leurs amis !

    Vous trouverez tous ces docs ainsi que les fameuses flashcards de verbes dans le dossier PDF : Le déjeuner des loups

  • Grammaire,  La localisation

    Il y a / est

    De travailler sur la localisation nous permet de mettre le doigt sur des erreurs de syntaxe récurrentes chez mes élèves qui mélangent les structures: il y a et est.

    Dans leur langue maternelle, le verbe être n’est pas forcément utilisé, il y a et le verbe avoir s’utilisent avec un verbe identique, …. avec tout ça mes élèves cafouillent.

    A force d’insister sur ce verbe être qu’ils oublient énormément ça me donne des phrases du style: l’oiseau est vole ou encore il y a un manteau est dans le placard.

    Arg. Ils me le mettent partout !

    On a beaucoup travaillé la place du verbe (en fin de phrase dans la langue maternelle) en utilisant notre code couleur : après le sujet ( qu’on appelle le « qui? ») de la phrase il nous faut un « mot rouge »( qu’on appelle aussi le « qu’est ce qu’il fait? »). Oui ça paraît obscur mais on systématise la couleur rouge pour les verbes quand on les écrit, quand on les lit, mais aussi avec les flashcards qui sont encadrées en rouge. Nous avons des cadres de couleurs au tableau pour aider visuellement les élèves à respecter cette structure en production orale.

    On corrige donc la première erreur qui consiste à accoler « est«  au verbe en expliquant qu’on n’utilise, le plus souvent, « est » que si le sujet ne FAIT rien.

    Si on n’a pas de « mot rouge » à mettre dans notre phrase, pas de marche, court, ramasse, aime, attrape, ….. le plus souvent on y met « est« . Certes c’est faux dans l’absolu, ils apprenndront plus tard qu’il y a aussi le verbe « avoir« , que le verbe « être » se conjugue et peut devenir, suis, sont… Mais au départ de l’apprentissage ça permet de donner une raison d’être à ce verbe intraduisible et donc complètement abstrait pour eux. Du coup, puisqu’on ne met « est«  que s’il n’y a pas d’autre « mot rouge« , alors des phrases avec « est vole » ou « est mange » sont impossibles.

    Par contre, dans la structure « il y a«  les petits ne voient pas de « mot rouge » , qui doit se trouver après le  sujet, le bonhomme, le personnage. Et consciencieux qu’ils sont, ils s’appliquent à me mettre un joli « est«  voire pour les meilleurs un très beau « sont«  dans la phrase : il y a le chat EST dans le jardin. Il y a les chats SONT dans le jardin. Parce que après « le chat » il FAUT un verbe, qu’on leur a rabâché !Damned! Bravo les petiots mais non.

    On y travaille donc. Je leur explique en langue maternelle qu’on ne peut pas mettre de mot rouge dans une phrase qui commence avec il y a. Que le a est rouge! Comme dans « le chat a des moustaches« . 

    Ils me regardent avec un semblant de désespoir dans les yeux. Ils écrivent le a  de il y a en rouge, pour ne pas me contrarier . Mais se disent que les femmes, les français, les profs, les adultes, tous ceux là mélangés, décidément, ne savent pas ce qu’ils veulent.

    Et on s’entraine. On fait des transformation à gogo à l’oral. Et on s’entraine à alterner aussi à l’écrit.

    Courage mes loulous 🙂

    Et pour vous, il y a le PDF est juste là ; )  Il y a est localisation

  • Jeux,  Les monstres

    Le jeu du « Qui est qui » des monstres

    Sur le modèle du « qui est qui » des vêtements avec le personnage de Splat le chat, j’ai créé un nouveau petit jeu qui nous a permis de travailler la description des monstres.

    Chaque élève part avec ces 2 corps de monstres :

    Qui est qui des monstres FLE jeu

    Et les complète grâce à ces éléments

    Jeu des monstres FLE

    Voilà quelques réalisations d’élèves :

    Les monstres photo

    Puis on reprend le principe du qui est qui et on met tous les monstres créés, coloriés et nommés au tableau.

    Un enfant sort de la classe, ensemble, les autres choisissent un des nombreux monstres et l’enfant qui revient dans la classe doit le retrouver en posant des questions.

    Les structures qui sont travaillées grâce à ce jeu sont :

    être: mince/gros, content/drôle/dangereux.

    avoir : une grosse/petite tête, des griffes, des pattes, une queue, des cornes, un œil/des yeux.

    je fais souvent ce type d’activités quand j’ai 2 périodes en classe entière (classe non dédoublée: environ 26 enfants ) en fin de journée parce que ce sont des cours où ils sont fatigués et moins concentrés. les enfants bricolent une période, souvent en musique (française évidemment) et ils jouent la 2ème, c’est calme, puis ludique et ça passe tout seul!

    Les enfants s’amusent, le professeur jubile de les voir utiliser, réutiliser à l’oral des phrases telles que « est-ce qu’il a 4 yeux? » « Non il n’a pas 4 yeux ». Bref, contrat rempli des 2 côtés!

    Tout comme les vêtements de Splat c’est un jeu qu’on garde sous la main pour des fins de cours détendues tout au long de l’année

    Pour télécharger tout le document en PDF c’est ici :Qui est qui des monstres

  • Les monstres

    Les monstres (descriptions)

    Un petit travail sur les monstres qui a été réalisé en classe (les enfants me décrivaient un monstre et je le dessinais avec l’ordinateur branché au projecteur de la classe) et qui leur sert maintenant pour leur devoir du weekend puisqu’ils doivent réaliser le même travail à la maison.

    Avec ces exercices les enfants commencent à comprendre l’utilisation du verbe avoir (qui, comme le verbe être, est complètement absent dans leur langue maternelle et pose donc beaucoup de problèmes en français).

    Ma foi, j’ai rarement eu un tel enthousiasme à la distribution du devoir ! Je m’attends à de belles réalisations pour lundi !

    Les monstres et leur description à télécharger ici Les monstres des enfants 3A et 3C et descriptions

    Update: Effectivement les élèves ont montré plus de zèle qu’à l’habitude dans l’exécution du devoir du weekend. Voilà quelques chouettes réalisations.