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    Bonne rentrée!

    Et en attendant de nouveaux articles (si ! si! ça arrive ! Promis j’arrête de pouponner et je me remets au boulot!) voilà une petite sélection de ce qui, sur ce blog, publié par le passé, peut vous servir à attaquer la rentrée (un peu) plus sereinement.

    Un guide complet pour commencer à enseigner à de jeunes débutants

    Dico moyens de transport et bonjour aurevoir oui non_02

    Un projet photo sur les règles de classe à partir de l’album « Moi j’adore, la maitresse déteste »

    –> Les verbes et la négation 

    TIpK4B5MKHI4lWIxr0bRDvAq5yg resim019

    Des cartes pour travailler la présentation

    –> s’appeler, être (un garçon/une fille), aimer, avoir (frère /soeur /animal), habiter

    cartes de présentations4

    Une poésie

    –> activité quotidiennes, pour+infinitif

    Comptine pour+infinitif_01

    Une vidéo pour faire le point sur les connaissances des niveaux un peu plus avancés

    Chaplin and co

    L’histoire de Splat le Chat qui ne veut pas aller à l’école

    La vidéo n’est plus disponible (youtube n’a pas aimé mon zèle pédagogique…)  mais on trouve le tapuscrit du livre ici et là sur internet, à vous de l’adapter au niveau de vos élèves. En lien dans l’article une super activité manuelle et orale et le tapuscrit et activités sur SPlat qui raconte ses vacances !

    Allez au boulot!!

     

  • Les animaux,  Uncategorized

    Les animaux: toute une histoire !

    Les animaux : c’est un thème privilégié à travailler avec les enfants parce qu’ils adorent ça, que leur univers en est peuplé (livres, dessins animés, histoire..), les supports sont donc innombrables.

    C’est aussi un thème tellement large qu’on peut s’en servir pour travailler beaucoup de notions autres que le simple noms des animaux: le lexique du corps, de la description, des couleurs, des lieux, de l’alimentation, des actions,….

    Voilà pourquoi on est resté dessus un moment avec mes classes et voilà ce qu’on a travaillé (attention montagne de matériel!)

    • Le nom des animaux et la localisation.

    Grâce à ces images (une simple et une plus complexe) on a revu ou appris le nom de nombreux animaux et la localisation grâce à des devinettes: « Où est le chat bleu? » ou à l’inverse « Je vois un animal derrière le chat bleu, qu’est ce que c’est? » Devinettes que se posent les élèves entre eux.

    • Les parties du corps des animaux.

    J’ai réutilisé des images que j’avais dessinées pour un petit dictionnaire l’année dernière ICI en version flashcard pour travailler la mémorisation des ces mots nouveaux utilisés avec avoir.

     Le fichier des flashcards est à  télécharger en PDF Ici Caractéristiques Animaux Flashcards

    Et le petit dico créé l’année dernière Dico animaux caractéristiques

    (il y a quelques différences, on n’a pas utilisé exactement le même vocabulaire)

    • Des images pour travailler la description

    PDF ici Images d’animaux pour la description

    • Le même principe de flashcards pour apprendre  vocabulaire des habitats des animaux

     En PDF à télécharger ici : Habitats Animaux Flashcards

     

    • Des images d’habitats pour reparler de « qui vit où? »

    A télécharger en PDF Ici Images des habitats 

     

     A suivre…..

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    De la grammaire?

    La question de la grammaire aux enfants est souvent problématique. Inductive ? A éviter totalement ? Explicite ?

    Je n’ai pas la réponse à ces questions que ce soit dit! Ceci dit j’ai forcément eu à faire des choix dans mes classes au fur et à mesure des difficultés de mes élèves  et voilà quelques unes de ces réflexions personnelles.

    • A moins d’être en véritable contexte d’immersion on ne peut pas éviter la grammaire.

    Des enfants non-francophones qui baignent quotidiennement dans le français peuvent peut-être/certainement se passer de grammaire et acquérir intuitivement la langue et ses règles. Ce serait le cas d’enfants étrangers vivants en France ou scolarisés dans des établissements français.

    Mais des enfants qui ont des cours de français (même beaucoup) dans un contexte linguistique non français (dans mon cas, une école turque) ne sont pas « immergés » dans le français. Tous les amis parlent turc. Toute l’institution parle turque. Il n’y a souvent qu’avec les profs de français qu’ils parlent français (pas de francophone dans l’entourage familial). Ils n’ont pas la nécessité urgente et impérieuse d’apprendre le français pour « survivre » dans l’institution ni hors de l’institution. Pour ces enfants, il n’y a que peu d’acquisition intuitive et ce d’autant plus qu’ils sont en primaire et non plus en maternelle où le cerveau est (paraît-il) davantage capable d’assimiler naturellement les langues étrangères.

    • Les enfants ont besoin d’outils

    Il y a un souvent dans les établissements où j’ai travaillé un mythe. Celui que nos élèves vont trouver les clés tout seuls à force de leur parler en français, de les corriger, de leur faire répéter.

    Il y a aussi une constatation d’échec. Les enfants connaissent des mots, plein, mais seuls les très bons élèves trouvent ces fameuses clés tout seuls. Les autres tâtonnent à l’aveugle dans une bouillasse de français.

    Je pense qu’il est de notre devoir de leur donner les outils pour rendre tout ce magma intelligible. Ce qui implique de « faire de la grammaire ». Ce qui bouscule le mythe. Ce qui est « mal » selon une certaine idéologie.

    • Il ne faut pas parler « normalement »

    …  ni faire parler les enfants normalement.

    Utiliser tous les temps, toutes les structures de phrases peu importe leur complexité et la faire produire aux enfants peu importe leur niveau, dès le départ, c’est les noyer.

    Le résultat d’années d’enseignements du français dans des écoles où on noie les enfants (c’est une image…., on le les noie pas vraiment, hein!) : les enfants disent: je dormir, je suis dormir, je suis dors, je dors, j’ai dors, j’ai dormir, je veux dors, je veux dormir. En utilise un au pif, puis changent jusqu’à ce que le visage du prof s’illumine et qu’ils en déduisent que c’était cette phrase la bonne.

    Personnellement, je crois en un niveau de langue adapté : juste au dessus du niveau actuel de l’élève (la zone proximale de développement: là où on veut emmener l’apprenant).

    Je crois qu’il ne faut corriger que ce qu’il peut comprendre. Si mes élèves sont en train d’acquérir le verbe aller, au présent, avec les prépositions à / chez je vais me concentrer la dessus et tant pis s’il dit: Hier, je vais chez mon grand-mère avec mon maman. Il a utilisé la bonne conjugaison, la bonne préposition. il est important de lui dire qu’il a ici une clé. Je corrigerai les adjectifs possessifs quand après quelques phrases je verrai qu’il a acquis le premier objectif et que je peux corriger ceci sans lui faire croire qu’il n’a rien compris. Et bien sûr plus tard, il apprendra le passé composé et son utilisation bien plus tard, quand le présent sera acquis.

    Toutes ces notions de progression, pré-requis, niveau de langue….. qui vont de soi pour ceux qui enseignent aux adultes ne sont pas si évidentes pour nous, profs auprès d’enfants parce qu’on vit dans le mythe qu’il peut encore acquérir la langue naturellement (ce que je ne crois pas), qu’il va en trouver les clés tout seul (ça ne marche qu’en immersion et/ou pour les très bons élèves) et que la grammaire c’est tabou qu’on en viendra tous à bout……! Résultat on ne donne pas toujours à nos élèves les clés pour entrer en douceur mais sereinement, par étape dans le français.

    • Il y a grammaire et grammaire.

    Évidemment! Il y a une différence entre, pour moi, décider qu’il faut faire de la grammaire en primaire et retourner à des méthodes d’enseignement très scolaires (et ennuyeuses) .  Ainsi j’utilise des jeux, des activités, des petits rituels (pour conjuguer être et avoir ou d’autres verbes en début de cours pendant 2 minutes….), des affichages dans la classe, parfois créés avec les élèves, et évidemment des exercices. Quand je me rends compte qu’il y a une partie de la classe qui malgré tout n’a toujours pas acquis telle notion je prends ces élèves à part pour la retravailler plus spécifiquement.

    Je suis intéressée par votre avis et vos pratiques de classe sur cette question donc n’hésitez pas à m’écrire et parlons grammaire! (youpi 🙂

    J’avais déjà présenté ici un livret de travail sur aller à/chez et sur le pluriel. Je vous en propose un autre sur la négation que j’avais préparé pour mes élèves de l’année dernière. Cette petite réflexion personnelle sur la question, c’était l’occasion de le partager avec ceux que ça intéresse 🙂

    la négation_01

    A télécharger en PDF ici la négation

     

  • Films,  Production orale,  Uncategorized

    Mariza, l’âne têtu

    Voilà une nouvelle petite vidéo très sympathique, sans parole pour faire parler les enfants (et les grands)

    J’ai personnellement divisé ma séance en 2 partie:

    • J’ai présenté le vocabulaire (6 nouveaux noms et une dizaine de verbes déjà connus des enfants) puis je leur ai annoncé qu’on allait regarder une vidéo qui comprenait tous ces mots. A eux d’imaginer ce qui allait se passer, d’associer les flashcards pour créer des phrases. A chaque que leur hypothèse tombait juste ils gagnaient un point. La motivation suprême. ils ont donc brassé et rebrassé ce vocabulaire pendant 40 minutes en s’amusant (toutes les hypothèses étaient bonnes: un poisson saute sur l’âne, un âne tombe dans le panier, ….)
    • Puis je leur ai effectivement montré la vidéo et nous avons donc raconté, pas à pas ce qu’il s’y passait.

    Les flashcards, une fiche vocabulaire et un exemple de productions de mes élèves en PDF ici : Mariza

    Mise à jour Mars 2017: 

    J’ai réutilisé cette vidéo que j’affectionne tant et j’en ai profité pour introduire les verbes en -ER et leur conjugaison au présent.

    On a sorti en vrac une trentaine de flashcards de verbes qu’on connait déjà et on les as triées dans des colonnes -ER, IR, RE. Ils connaissent souvent l’infinitif parce qu’on a commencé il y a peu les structures : je veux+inf , je vais+inf, j’aime+INF. Ca nous a permis de réaliser qu’on connaissait surtout des verbes en -ER et ça tombe bien ce sont les plus simples. Après, une introduction à la règle de conjugaison chaque élève a choisi une carte d’un verbe en -ER et l’a conjugué oralement. On a ainsi bien insisté sur la prononciation qui ne change que pour « nous » et « vous »

    Vous trouverez ici 2 exercices de conjugaison du présent des verbes en -ER basés sur la vidéo, une dictée dessin pour les plus rapides et surtout une bataille navale à jouer à 2 que mes élèves ont adorés. Je précise qu’on avait déjà joué à la bataille navale classique (avec des grilles numérotées 1,2,3…. A,B,C….) ce qui leur a facilité la compréhension de cette version. J’ajoute que les verbes être, avoir et aller sont affichés dans la classe avec leur conjugaison. Pour les duo les plus forts de la classe, à la moindre erreur de conjugaison ils devaient passer la main à leur adversaire. A vous d’adapter les règles: faire des équipes de 2 contre 2, jouer la moitié de la classe contre l’autre moitié,….

    Voici les PDF à téléchargerBataille navale Mariza et  Exercices MARIZA

    Libre à vous d’exploiter évidemment ce matériel et cette vidéo à votre guise.

    Bon cours!

  • Films,  Uncategorized

    Dessin animé: le roi lion

    Bien sûr qu’on peut, que dis-je, qu’on doit mélanger boulot et plaisir dans nos classes de langue !

    Et pour les enfants un des grands plaisirs c’est quand, avant les vacances je leur annonce : « Surprise aujourd’hui on regarde un dessin animé » . On tire les rideaux, on se réinstalle : ceux du fond sur la table, on décale les chaises pour ne pas être gêné par le grand dadet de devant, on s’affale sur la table. On se détend. Et on allume le projecteur.

    Et puisque je suis là autant me faire plaisir aussi. On lance le roi lion « c’est l’histoiiiiiiiiire de la viiiiiiie ».

    Le-Roi-Lion-20110428094946

    Pour une fois je n’interromprai pas le film toutes les 5 minutes. Mais nos séances durant 40 minutes on le regardera sur plusieurs séances ce qui permet de faire résumer et de faire le point sur la compréhension au début et/ou à la fin de chacune.

    Les enfants rient, pleurent, dansent. Certes ils ne comprennent pas tout mais ils sont captivés par un dessin animé en français.

    Au retour de vacances j’avais envie de revenir sur ce dessin animé. J’ai donc revu (une énième fois) le roi lion en faisant d’innombrables captures d’écran afin d’en ressortir des images qui feraient parler mes élèves, qui leur permettraient de retrouver la structure de l’histoire…..

    La production orale est un exercice difficile pour l’élève s’il ne sait pas trop ce qu’on attend de lui et assez frutrant pour le prof quand il voit les élèves peiner. L’utilisation d’images et / ou d’histoire connue sont de très bons supports qui aident à la fois le prof à cibler ses attentes et l’élève qui sait où on lui demande d’aller.

    Voilà donc quelques activités orales ciblées pour poursuivre après le visionnage en classe du film.

    1. Révision de la météo

    Mes élèves mélangent toutes les structures pour dire le temps qu’il fait : « il fait le grand soleil, il y a le pleut….. » Bref, il fallait vraiment remettre de l’ordre là dedans.

    Nous avons donc revu les différentes structures  que j’ai noté au tableau en situant chacune à un endroit donné du tableau:

    « Il y a  + du soleil / des nuages / du brouillard / du vent / de l’orage / un arc en ciel »

    « Il fait + chaud / froid / beau »

    «  Il + pleut / neige »

    «  Le ciel est …. »

    Le fait que chaque structure soit à un endroit donné du tableau m’a permis de donner un repère visuel aux élèves.

    Le roi Lion (1)

    Ainsi nous avons commencé à visionner des images du dessin animé et à y décrire le temps qu’il fait avec l’aide des structures écrites au tableau.

    Puis j’ai effacé les structures « il y a, il fait, il , le ciel est …. » mais j’ai laissé les dessins en leur demandant de bien faire attention à leurs phrases.

    Le roi Lion (3)

    Ainsi quand l’enfant veut dire il faut chaud, s’il a oublié la structure il se suffit de retrouver au tableau le dessin approprié et de se souvenir qu’à cet endroit on avait mis toutes les structures avec « il fait ».  Cet exercice a bien fonctionné. J’ai à nouveau, dans mon rituel, une majorité de réponses correctes à ma question « Quel temps fait-il aujourd’hui ? »

    Les images en PDF ici: La météo Roi lion

                  2. Révision des moments de la journée.

    Nous avions déjà travaillé les moments de la journée en classe : le matin, l’après midi, le soir, la nuit.

    Un petit exercice rapide au tableau nous a permis de les remémoriser et surtout de décrire chacun de ces moments.Le roi Lion (6)

    C’est la nuit. Pourquoi ? Parce qu’il y a la lune et les étoiles / Parce que le ciel est noir.

    C’est le matin. Pourquoi ? Parce que le soleil se lève / Parce que bidule se réveille / Parce que le ciel est orange….

    C’est l’après midi parce qu’il fait chaud / parce que le soleil est en haut / dans le ciel / le ciel est bleu…

    C’est le soir parce que le soleil se couche / bidule se couche / le ciel est violet et rouge …

    Puis nous avons visionné des images du roi lion et les élèves savaient quelle structure j’attendais et la production a donc été facilitée.

    Les images en PDF ici : Les moments de la journée Roi lion

    3. Raconter l’histoire

    • Le vocabulaire

    Pour se faire nous avons d’abord travaillé le vocabulaire nouveau et important :

    Dico Roi lion_09Avec ces flashcards et celles des personnages du film que les enfants ont manipulées au tableau nous avons brassé les mots et créé un maximum de phrases, liées ou pas à l’histoire du roi lion.

    Les flashcards et le dico ici : Dico Roi lion

    • Des idées de phrases

    Voici quelques phrases qui reprennent les moments clés de l’histoire. Nous les avons lues et associées aux bonnes images.

    On s’en est aussi servi pour faire un mémory (retrouver la phrase et l’image) au tableau.

    Les phrases et leur image en PDF :Phrases pour mémory Le roi Lion

    A force de manipuler le vocabulaire il est mémorisé et certains enfants ont même appris par coeur les phrases. Ainsi les élèves sont prêt à raconter l’histoire. Ils ont le support visuel et les outils linguistiques.Selon la créativité de chacun ils pourront piocher dans ces phrases toutes faites ou bien pour les plus inspirés créer les leurs. Pas de panne d’inspiration ce qui est souvent, finalement, le plus pénalisant dans l’expression orale.

    Voici une 20taine d’images qui retrace le récit et permettent de résumer le dessin animé :CHRONOLOGIE LE ROI LION

    Après ces 3 séances les enfants peuvent en général recréer la chronologie du récit en piochant dans les images à leur disposition la raconter.

    Hakuna Matata !